L'hiver d'une vie

Cet après midi là, elle grimpa à l'étage pour y chercher son plaid en mohair mauve qu'elle avait reçu en cadeau d'anniversaire. Mais, qui le lui avait offert, et quand? Elle avait du mal à s'en souvenir. Elle huma avec délice l'odeur du lainage, imprégné de sa fragrance préférée. Elle préférait les parfums aux bijoux. Elle ne portait, ni collier, ni bracelet, pas même une montre.
Elle tourna machinalement son alliance en frissonnant. L'hiver était là et ce ciel bas et plombé semblait promettre la neige. Les soirées étaient longues, parfois interminables. Les programmes télé si décevants et si souvent incompréhensibles la lassaient. Pourtant, elle restait devant l'écran très tard, l'esprit ailleurs. Des souvenirs d'enfance lui revenaient et elle souriait. Son mari s'étonnait :
— Mais à quoi penses-tu donc? Ce téléfilm est effrayant, je ne vois pas ce qui te fait sourire.
Elle haussait les épaules!

— Jacqueline!!! Que fais-tu là haut?
Elle sursauta, jeta le châle sur le lit et descendit. Charles rentrait du jardin. Il avait cueilli quelques poireaux pour le potage et, comme de coutume, il avait laissé des empreintes boueuses. Elle soupira puis partit dans la cuisine éplucher les légumes et préparer le repas. A leur âge, ils se contentaient d'une soupe et d'un morceau de fromage. Son appétit avait bien diminué depuis quelque temps. C'est sans doute pour cela qu'elle avait parfois des étourdissements.
Elle entendit Charles lui crier qu'il allait prendre une douche. Il était toujours avec elle, n'allait plus jouer aux cartes avec ses amis. Ca l'ennuyait disait-il. Un bruit bizarre la fit se retourner. L'évier où trempaient les légumes débordait. Elle se mit à hurler :
— Charles! Charles viens vite, viens!
Nu, il sortit de la salle de bain et courut vers elle :
— Que se passe-t-il?
— Regarde !
Charles ferma le robinet en soupirant.
— Va donc t'asseoir sur le divan, je vais éponger.

Elle se dirigea vers le salon en frissonnant davantage. Assise dans son fauteuil profond, elle pensa à ses cousines. Enfants, elles adoraient jouer au fond du jardin de ses parents où coulait une petite rivière. L'été, quand les filles venaient en vacances, c'était leur terrain de jeux. Elles y barbotaient, jetant des pierres pour y faire un gué. Elles courraient après les oies et les canards de la ferme voisine. La ferme! Elle y avait appris à traire les vaches. Sentir, goûter le lait chaud sorti du pis, s'amuser à voir arriver une ribambelle de chats...
— Voila, c'est arrangé! Et j'ai mis la soupe dans la cocotte minute.
— Comment?
— J'ai tout essuyé et j'ai mis la soupe à cuire.
Elle regarda son mari sans comprendre. Il lui caressa les cheveux.
— Ce n'est pas bien grave. Viens regarder les chiffres et les lettres.
Elle se leva, commença à passer le chiffon sur le téléviseur.
— Le téléphone, s'exclama-t-elle.
— Mais non, reste donc assise. C'est la soupape, je vais baisser le gaz. Veux tu que je te ramène ton plaid?
— Non, non, je l'ai merci !

Charles s'éloigna d'un pas pesant. Elle aimait se retrouver seule, sa présence l’empêchait de rêver. La naissance du veau: quelle aventure. Marie-Paule, une des cousines, était avec elle. La fermière les avait autorisées à rester pour l'événement. Le vêlage avait duré longtemps...Elle se souvenait encore de la gifle reçue de sa mère qui avait la main leste. Charles posa doucement le châle sur ses épaules.
— Tiens, tu auras plus chaud. Il fait vraiment froid dehors. A la météo, ils ont dit qu'il allait neiger. J'ai cueilli des légumes pour les jours qui viennent. Ils sont à la cave.
Elle hocha la tête, puis se mit à somnoler pendant l’émission. Il la regardait à la dérobée. Inquiet pour sa femme, indifférente à tout, parfois très calme presque trop par moment et brusquement colérique, il appellerait le médecin dès demain. Mariés depuis cinquante-cinq ans, ils avaient eu une vie sans trop de problèmes. La passion, l’amour, les enfants, la tendresse! Oh il y avait eu quelques écarts de son coté qu'elle avait pardonnés, du moins il le pensait.

Après leurs mariages, les deux enfants du couple avaient quitté la région pour s'installer en ville. Ils avaient quatre beaux petits enfants, des grands ados maintenant. Il avait bien pensé à téléphoner à sa fille et à son fils pour parler du changement de caractère de leur mère. Mais, à quoi bon, ils avaient leurs vies, leurs propres soucis, les études des enfants, les crédits. Mais il allait en parler au jeune docteur qui venait de s'installer à la place de leur médecin de famille, retraité depuis a un an. Mais à leurs âges, changer de médecin n'était pas facile. Le nouveau venu avait à peine quarante ans et semblait débordé. Quand il passait pour renouveler le traitement de Charles qui avait un peu trop de cholestérol, il restait à peine cinq minutes. Jacqueline n'avait pas un poil de graisse, une tension plutôt basse et un cœur en excellent état. Elle semblait dépressive, mais pour quelles raisons ? Le médecin avait tenté de le rassurer :
— Ne vous inquiétez pas, c'est l'hiver et nous avons manqué de soleil cet été. Je lui prescris des vitamines. Rappelez moi si nécessaire.
Tous les matins, en mari prévenant, il lui pressait une orange ou épluchait un kiwi. Elle avait repris le tricot. Hélas ses petits enfants ne portaient pas ses écharpes, ses pulls ou ses bonnets. Ils préféraient acheter dans les enseignes à la mode. Ils ne téléphonaient presque plus, trop occupés à correspondre par SMS ou via leurs ordinateurs avec leurs amis...
Jacqueline, Mamie gâteaux, ne parlait plus d'eux. Elle évoquait, de temps en temps, leur enfance. Elle sortait les albums photo et leur souriait :
— Tu te souviens, elles avaient eu peur de la mer la première fois...

— Ah, Jacqueline la soupe est cuite ! Je vais la mixer.
— Non laisse j'y vais!
Et elle fila en cuisine. Charles zappa sur une chaine d'informations en continu. La crise, la crise, il n'était plus question que de cela. Et toutes ces guerres, ces milliers de morts, ces boucheries dont ils étaient les témoins impuissants. Et puis les pollutions.
— Mais quelle planète allons-nous laisser à nos enfants? soupira-t-il.
Soudain, il  se rendit compte qu'il n'avait pas entendu le bruit du mixer. Que faisait donc sa femme?
— Jacqueline!
Pas de réponse, aucun bruit dans la maison. Impatient, il se leva pour la rejoindre.
— Jacqueline?
Assise sur une chaise, elle avait les yeux dans le vague.
— Mais enfin, que fais tu? Cela fait un quart d'heure que tu es venue passer la soupe...
— Oh , fous moi la paix!!!
Elle se leva brusquement et jeta rageusement une assiette sur le sol.
— J'en ai assez!
Choqué, il répliqua:
— Mais quoi? Qu'est-ce qui t'arrive? Tu es malade? Dis-moi!
Elle ne répondit pas, tout en ramassant soigneusement les débris qui jonchaient le sol pour les mettre à la poubelle.
— Qui vient dîner ce soir?
— Mais personne Jacqueline.
— Quel jour sommes-nous?
— Vendredi enfin tu le sais bien.! Tu me sembles bien fatiguée. Vas donc t'allonger, je te monterais un plateau.

Charles voulait, à tout prix, cacher son anxiété. Jacqueline retourna s'enrouler dans son plaid sur son fauteuil. Oui, il appellerait le docteur demain à la première heure. Le comportement de sa femme le tracassait trop. Ce n'était pas normal. Il mixa la soupe, y ajouta de la crème fraîche et allait préparer le plateau quand Jacqueline, sereine, revint dans la cuisine.
— Qu'est ce qu'on mange ?
Elle s'attabla et engloutit le velouté de poireaux, puis deux grandes tranches de Gouda et enfin un yaourt et une crème-dessert.
— Tu te rappelles Mélanie avec ses crèmes au chocolat et Benjamin ses yaourts à la noix de coco. Ils viennent quand déjà ?
Le cœur serré, Charles avait pris quelques cuillerées de soupe.
— Et si tu les appelais?
— Ah, oui Marie Paule depuis le temps que je ne l'ai pas eue...
— Mais… ...
Quelle humeur fantasque.
— Allo, Marie Paule ! C'est Jacqueline, ta cousine
— Bonjour ma chérie, comment vas tu?
— Le veau est né.
— Le quoi.?
— Ben le veau, et puis la rivière. On s'est bien amusé n'est-ce pas ?.
— Ah oui. Tu parles de notre enfance. Tu es nostalgique dis donc. Ecoute, je vais te rappeler dans la soirée ou demain. Je dois faire un gâteau avec Ambre.
— Ambre?
— Ambre ma dernière petite fille. Tu sais bien la fille de ...

Elle raccrocha brutalement et ne répondit pas à la sonnerie. Elle regardait par la fenêtre du salon. La neige tombait abondamment. Les flocons ressemblaient à des gros insectes blancs dans le halo du lampadaire de la rue. Elle n'aimait pas l'hiver mais le printemps. Ces pousses délicates de fleurs parfumées reviendront demain...Elle reprit son tricot: un couvre-lit pour la chambre d'amis. Charles revint dans la pièce, après avoir rempli le lave-vaisselle. Il observait discrètement son épouse, plongée dans son ouvrage. L’orage était passé. Elle semblait très calme et lui avait souri.
— Qu'a dit Marie Paule?
— Sais plus, pas grand chose.
— Et qui a téléphoné ensuite?
— Personne, mon chéri.
Il allait répliquer mais choisit de ne rien dire de plus.
— Bon, je vais regarder les infos. Ensuite, il y a un bon film. A moins que tu préfère aller te coucher et lire?
— Comme tu veux.
— Le film ou la lecture?
Elle ne répondit pas, posa son tricot et replia ses jambes sous elle. Elle fixait l'écran. Ils regardèrent le film du soir, un excellent thriller avec Clovis Cornillac et Yvon Attal. Jacqueline s'endormit avant la fin.

Le soleil est éclatant, il fait chaud. Elle a mis son short rouge. Marie Paule porte une jupette qui laisse deviner ses longues jambes minces.
— Allons attraper des têtards on les mettra dans le seau pour avoir des grenouilles
Elles s’éclaboussent et feignant d'avoir peur des oies qui sortent de la cour de la ferme. Hou la ! Voici qu'arrive fièrement le coq. Agressif, il lui saute sur l'épaule

— Jacqueline, allons Jacqueline viens te coucher.
Elle ouvrit péniblement les yeux. Mais qui était cet homme qui la secouait ainsi?
— Jacqueline, tu t'étais endormie. Dommage ! Heureusement le film se termine bien, je te raconterais. Viens, tu tombes de sommeil
— Charles?
Elle se doucha; une migraine s’annonçait. Cela lui arrivait souvent ces derniers temps. Avant de monter vers leur chambre, elle ouvrit la porte d'entrée. L'allée du jardin avait disparu sous la neige épaisse qui scintillait. Brrr...Qu'il faisait froid. Charles l'attendait dans le lit, un bras tendu sur son oreiller. Chaque soir, comme un rituel, elle se blottissait contre son mari : un coin de paradis, une part de sérénité et beaucoup de tendresse. Mais cette fois, après un baiser, elle lui tourna le dos. Charles, qui avait pris son somnifère, s'endormit très vite. Ses ronflements envahirent la pièce. Jacqueline alluma sa lampe de chevet et prit son livre. Elle ne comprenait plus l'histoire, son mal de tête empira. Il fallait penser à des choses gaies pour pouvoir dormir. Après qu'elle eût regardé souvent la pendule, la dernière fois il était quatre heures, le sommeil la prit enfin.

Le soleil brille. Quel bonheur.
— Viens, on va se rouler dans l'herbe là-bas sur le talus. Il est encore trop tôt pour rentrer.
Comme elle est jolie sa cousine avec ses grands yeux bleus et ses longs cheveux blonds et lisses. Quelle chance elle a! Jacqueline a toujours détesté ses cheveux bruns et frisottants. Papy avait une préférence pour Marie Paule elle le savait bien. Le coq crie ...

Elle se réveilla toute en sueur. Et quel bruit bizarre! Qui ronflait ainsi? Elle regarda l'homme allongé près d'elle. Elle ne le connaissait pas mais elle n'avait pas peur. Sa migraine vrillait son crâne, chauffait ses tympans. Elle se leva, enfila sa robe de chambre grise, sa douillette comme elle le disait, et descendit. Sa mère n’était pas là, son père non plus. Il lui fallait un médicament, elle avait trop mal. Elle ne reconnut pas la cuisine.
— Maman, tu es là ?
Pas de réponse .
— Maman, j'ai mal à la tête.
Elle se dit que sa mère devait être au jardin et sortit. Le jour se levait à peine. Elle traversa le village sans rencontrer âme qui vive, à part un joli chat roux. Elle avançait, légère, sa queue de cheval au vent. Elle avait une nouvelle robe grise. Marie Paule l'aimerait surement quand elle la verrait. Tiens elle était dans les prairies. Mais où étaient donc les vaches.
— Marie Paule! Où te caches-tu?
.....
— Allez, ce n'est pas drôle ! Ah je vois tu es derrière ces buissons. Coquine !
Elle courut vers sa cousine ,mais que ses jeunes jambes étaient lourdes et le soleil avait disparu. Elle avait froid. Quelqu'un la retenait par sa robe grise.
— Au secours! Qui me tient? Lâchez-moi ! Je cherche ma cousine. Maman j'ai froid, j'ai trop froid.
Elle essayait en vain de se libérer, en tirant sur sa robe, des griffes qui lui lacéraient les bras, les pieds et les jambes.
— Au secours! Laissez moi! Je suis une petite fille. Pitié! J'ai froid et mal à la tête.
Elle se blottit contre le tronc d'un églantier engourdi par l'hiver....

Charles se réveilla vers huit heures. Tiens, Jacqueline était déjà levée, il ne devait pas y avoir longtemps car il ne sentait pas l'odeur du café. Il descendit l’escalier en sifflotant.
— Jacqueline ?
....
Elle n'était ni dans la cuisine, ni aux toilettes. Il fit le tour de la maison. Personne. Mais où était-elle donc?
— -Jacqueline! Réponds-moi. Où est tu?
....
Le silence de la maison lui fit horreur. Dans l'entrée, le manteau l'écharpe et le bonnet de sa femme étaient à leur place. Il remonta dans leur chambre où l'oreiller de Jacqueline était tout chiffonné. Oh! Elle avait encore mal dormi. Il vit alors que sa robe de chambre n'était plus sur le fauteuil. Il crut défaillir, regarda par la vitre. Des traces de pas étaient bien visibles dans la neige. Il courut vers le téléphone, appela les secours :
— Gendarmerie, je vous écoute.
— Ma femme a disparu.
— Donnez moi votre nom, votre adresse, s'il vous plait.
— Je vous en prie, faites vite
— Monsieur quelle âge a votre femme?
— Soixante treize ans. Elle est partie en robe de chambre. Je viens de voir ses empreintes de pas dans l'allée du jardin.
— Nous arrivons, Monsieur. Je préviens les pompiers.

— Jacqueline, ma chérie où es tu?
Il téléphona à ses enfants pour les prévenir de la disparition de leur mère. Sa fille se mit à pleurer. Son fils tenta de le rassurer:
— Je viens Papa, elle ne doit pas être bien loin.
On sonna à la porte
— Jacqueline?
Non deux gendarmes. Il leur expliqua ce qui venait de se passer.
— Monsieur, savez-vous si votre femme souffre de la maladie d'Alzheimer?
— Mon dieu, je n'ai jamais pensé à cela. Je viens avec vous la chercher.
— Non, restez chez vous, elle peut revenir. Nous allons prévenir vos voisins pour qu'ils vous tiennent compagnie.

Ils le laissèrent. Des larmes coulaient sur ses joues livides. Il s'habilla. Ses voisins arrivèrent avec du café qu'il ne put avaler. Mais où était elle par ce froid glacial en chemise de nuit? Le téléphone sonna, c'était son fils qui l'appelait avec son portable. Il allait passer chez sa sœur et ils arrivaient tout de suite.
Neuf heures : toujours rien
Sa disparition avait fait le tour du village et de nombreux volontaires parcouraient les rues et chemins à la recherche de Jacqueline
Dix heures : pas de nouvelle
Il faisait les cent pas dans la maison.
Dix heures quarante-cinq : il entendit le son horrible d'une sirène de pompier. Il comprit ...
Peu après les deux gendarmes revinrent
— Asseyez vous, Monsieur, nous avons retrouvé votre femme.
Tel un automate, il se laissa tomber sur une chaise de cuisine
— Elle était dans un fourré sur la colline. Elle s'est prise dans des fils barbelés. En enjambant une clôture, sa robe de chambre s'y est accrochée. Elle s'est débattue
— Comment va-t-elle? Je vous en supplie dites moi qu'elle est vivante.
— Nous sommes désolés, Monsieur. Il a fait moins huit cette nuit. Elle était en hypothermie quand on l'a retrouvé. Son cœur a lâché. Elle est morte dans l'ambulance des pompiers.

Date de dernière mise à jour : 07/02/2012

Commentaires

  • Seb
    • 1. Seb Le 10/02/2012
    Pfffiiiiooouu.....ta nouvelle m'a soufflé et beaucoup émue . C'est superbement écrit et je trouve que tu as l'art de rendre une histoire; sommes toutes; "banale" en véritable histoire à suspence !!! Je vais prendre le temps de lire tes autres textes.....et pour le coup, c'est avec beaucoup d'impatience que j'attend ton roman.

    Chapeau Bas Mam Vivi !!!!!
  • Gérard de l'Extrême
    Je dois dire que cette histoire m'a pris aux tripes. C'est bien écrit, en particulier les détails précis du comportement des personnages. C'est vivant grâce à l'alternance avec les souvenirs qui se mélangent avec le présent.
    C'est vraiment un hiver rigoureux que cette fin de vie, mais cet hiver-là n'aura pas de printemps, sauf...
    Pour avoir bénéficié des services des pompiers à titre personnel, oui, tu as eu raison de leur rendre un hommage en citant leur efficacité.

    Bravo !

    Gérard.
  • Gérard de l'Extrême
    • 3. Gérard de l'Extrême Le 07/02/2012
    Je vais lire ta nouvelle, mais en attendant, si tu le souhaites, je t'invite à nous rejoindre sur le forum de Poétikart. Je l'administre au mieux et ta présence me serait agréable.

    Adresse : http://poetikart.forumactif.org/forum

    Gérard.
  • Rita
    • 4. Rita Le 06/02/2012
    Génial Vivi - quel super talent tu as!! Je t´admires vraiment! Je vivais cette histoire en lisant et j´avais les larmes aux yeux. Tu m´as bien touché et j´étais très triste - car c´etait vraiment "l´hiver d´une vie ". Mais je sais par coeur : c´est jamais la fin de l´ amour entre Charles et Jacqueline! Bravo
  • Aline
    • 5. Aline Le 04/02/2012
    Wouahhh!
  • Ta première lectrice
    • 6. Ta première lectrice Le 03/02/2012
    Que te dire ? Toujours autant de plaisir à lire tes nouvelles dans ton style captivant de la 1ère ligne jusqu'à la dernière. On s'identifie vraiment à l'histoire (comme c'est souvent le cas dans tes nouvelles) et tout particulièrement dans celle ci qui est très représentative de notre société actuelle. Tout y passe. Une grande partie des fléaux qui traversent notre époque ou des faits marquants qui la caractérisent y sont évoqués : les maladies nouvellement détectées contre lesquelles aucun remède n'a été trouvé avec leurs corolaires d’effets collatéraux (le médecin qui ne vient chez le patient que pour renouveler l'ordonnance et ne reste que 5 mn tant il est débordé, incapable de diagnostiquer la maladie alors que nous, simple lecteur, on pense à Alzheimer dès le début...- j'ai pensé au toubib de ma mère-); la crise; l'état de la planète qui se dégrade; les programmes télé qui sont dépourvus de tout intérêt mais
    que l'on ne peut s'empêcher de regarder tant ils constituent pour une partie de la population le seul divertissement à sa portée; les enfants qui doivent quitter leur région pour raison professionnelle, délaissant ainsi leurs parents avec lesquelles une barrière s'instaure et qui se retrouvent bien seuls. Enfants qu'on a transformés en produits de la surconsommation de marques, désintéressés des biens auxquels nos parents attachaient une valeur sentimentale et désormais considérés comme ringards; En un mot, tout fout le camp, à l'image du cerveau de cette pauvre Jacqueline.

    Dans ce portrait si réel de notre société, il y a 1 évènement qui m'a fait m'interroger un peu : dans la vie actuelle, les pompiers seraient ils venus si rapidement ? N'auraient ils pas commencé par dire un truc du style : "Monsieur, votre femme est majeure, on ne se déplace pas au bout d'1 heure de disparition d'une personne". C'est la seule petite réserve que j’émettrais. C'est un détail, mais si, c'est comme ça que ça se serait passé (ça se passe généralement comme ça avec les flics, en va t il de même avec les pompiers ?), la célérité avec laquelle les pompiers interviennent est un peu en décalage avec le réalisme qui transparait d'un bout à l'autre de la nouvelle.

    Le titre est bien choisi aussi. L'hiver, la saison où tout se meurt pour renaître au printemps sauf que là, il s'agit non pas de l'hiver d'une année mais d'une vie. On imagine donc la fin tragique et irréversible qui va se jouer
  • paty
    • 7. paty Le 02/02/2012
    coucou vivi ! je viens de finir de lire ta nouvelle! bravo je suis restée scotchée ! cette histoire hélas est désormais un fait divers trop souvent lu dans les journaux mais susceptible d'arriver à une de nos connaissances aussi! entre nous j'espères que nous ne connaitrons pas un dénouement aussi tragique!

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